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14 mai 2012 9 h 10 min    |    by rfa

 12ème EDITION DU CONVOI POUR LES REPARATIONS 

 Pour cette édition,  le MIR (Mouvement International pour les Réparations) qui, jusqu’alors, avait mis en avant l’exigence de réparation des crimes commis contre nos ancêtres africains a dirigé les projecteurs sur nos racines amérindiennes. La longue marche pour les réparations amènera les participants de la commune de Sainte-Anne à la commune du Prêcheur.

 Vendredi 11 mai,  en préambule au convoi, une conférence-débat se tenait  à l’Atrium. Parmi les invités, on comptait  les chefs coutumiers  de la Dominique et de la Guyane.

Après la projection  du film « Akayouman, l’esprit du grand-père serpent » réalisé par Christian FORET, avec la collaboration de l’association KARISKO, trois intervenants ont jeté les bases du débat :

 - l’historienne-généalogiste Annick FRANCOIS-HAUGRIN qui a partagé avec le public le fruit de plusieurs années de recherches sur les traces des « Caraïbes » dans les actes et documents publics, 

- Carloman BASSET, de la Guadeloupe, qui est un féru d’archéologie, a livré ses dernières découvertes en la matière,

 - l’Anthropologue Thierry LETANG qui avec une passion communicative a fait revivre auprès du public le peuplement des Amérindiens, leurs coutumes, leurs modes de vie et leurs résistances face  aux colonisateurs.

 Samedi 12 mai,  la première étape du convoi a conduit les marcheurs accompagnés du groupe VOUKOUM de la Guadeloupe, de Sainte-Anne à Rivière-Pilote sur des sites Amérindiens.

 Dimanche 13 mai,  la population pouvait visiter le village « KAIBANGO » sur le site amérindien de la pointe du marin. On pouvait y découvrir une exposition artisanale (vannerie, poterie, tannerie, transformation du manioc,  soin du cheveu naturel, etc.) Des ateliers ont permis d’échanger sur les apports amérindiens (pharmacopée, art…) et sur la question de la restitution des terres aux populations Amérindiennes. La journée a été ponctuée d’animations culturelles. 

MENACES DE LICENCIEMENT A L’HOTEL « BAIE DU GALLION »

 La direction de l’hôtel « Baie du Galion », invoquant l’insuffisance du taux d’occupation  envisage de licencier  25 des 30 salariés. Ceux-ci l’accusent d’avoir délibérément provoqué les difficultés de la structure afin de réaliser son objectif de transformer l’hôtel en résidence hôtelière. Ils en veulent pour preuve la non-réalisation des travaux d’entretien et de réparation qui réduit de 60 % la capacité de l’hôtel  (60 chambres au lieu des 150 possibles). Les salariés exigent de la Direction des négociations.

 LE COLLECTIF DU NORD ATLANTIQUE S’ELEVE CONTRE LA POLITIQUE D’AUSTERITE DU GOUVERNEMENT

Composé d’organisations de parents d’élèves et de syndicats d’enseignants, le collectif nord atlantique a organisé une opération « molokoy » entre les communes de Basse-Pointe  et de Trinité pour protester contre la suppression de postes, de classes et de sections, l’absence de médecins scolaires et d’assistantes sociales dans les établissements scolaires de la région pourtant  déclarée Zone d’Education Prioritaire (ZEP). Les manifestants craignent à terme la fermeture du  collège du Lorrain et réclament la compensation des inégalités. Cette lutte est soutenue par les Maires des communes de la région dont certains se sont joints à la manifestation.

 PREMIER ANNIVERSAIRE DE « PONT SUR LE CONGO » 

L’association « Pont sur le Congo » a pour double objectif d’impulser les relations d’une part entre les  deux Congos (RDC et Congo Brazzaville) et d’autre part entre la Martinique et ces deux pays frères. Pour fêter son premier anniversaire, elle a organisé une rencontre conviviale le samedi 12 mai. La manifestation était placée sous la présidence de Madame Josette MANIN, présidente du Conseil Général. Des stands proposaient des produits congolais (vêtements, artisanat, produits alimentaires, etc.) Les participants ont pu partager un repas traditionnel congolais et danser  sur la musique  de deux orchestres : MICHELINO et son groupe « RUMBA CONGOLAISE MODERNE » et RORO KALIKO. C’était, sans conteste un beau moment de rencontre entre peuples.

7 mai 2012 16 h 19 min    |    by rfa

 

RESULTAT DU DEUXIEME TOUR  DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES FRANCAISES EN MARTINIQUE

Participation : 59,77 %

Abstention : 40,23

Exprimés : 55,28 %

Pourcentage par rapport aux exprimés

Hollandre : 68,4 %   ;  Sarkozy : 31,54 %

LES DETENUS DE LA PRISON DE DUCOS SE FONT ENTENDRE

En début de semaine, Différents médias ont reçu une pétition signée par 136 détenus de la prison de Ducos dans laquelle ils dénoncent les conditions de vie indignes qu’ils subissent. La pétition était accompagnée de photos et vidéos  captées par des téléphones portables. On se rappelle que les surveillants de prison s’étaient mobilisés le mois dernier pour protester  contre les conditions de travail désastreuses et la violence qui découlent de la surpopulation carcérale. 1016 détenus pour 570 places ! La pétition des détenus aurait été transmise au Procureur de la République, à la Ligue des Droits de l’Homme et à l’Observatoire International des Prisons.

 LA COUR D’APPEL PRONONCE LA RELAXE DE JOACHIM-ARNAUD

 Le 2 mars 2011, le tribunal correctionnel de Fort-de-France avait condamné la secrétaire générale de la CGTM, Ghislaine Joachim-Arnaud à 3000 euros d’amende, à 2000 euros pour les frais d’avocat et à verser 1 euro de dommages-intérêts à l’association Collectif Dom qui s’était constituée partie civile lors de l’audience du 16 décembre 2010. Il lui était reproché d’avoir noté sur le livre d’or de la chaîne télévisée ATV, le slogan que 25000 martiniquais avaient chanté dans les rues pendant les 38 jours de la grande grève de 2009 : « Matinik sé ta nou, Matinik sé pa ta yo ; An bann bétché profitè volè, nou ké fouté yo déwo » (La Martinique nous appartient, la Martinique ne leur appartient pas, une bande de békés profiteurs et voleurs, nous les chasserons !) Il faut savoir que dans la langue créole le mot « bétché » peut être synonyme de possédant et d’exploiteurs. La dirigeante syndicale avait fait appel du jugement et la cour d’appel de Fort-de-France, rendant son jugement ce jeudi 3 mai 2012, a prononcé la relaxe. 

 LES PROTESTATIONS SOCIALES  CONTINUENT

 - A l’appel des syndicats CDMT et UNSA, les douaniers étaient en grève le mercredi 2 mai 2012 pour protester contre l’institution d’une retenue d’une journée de carence. Ils estiment avoir suffisamment payé la politique d’austérité avec la suppression de brigades et plus de 60 % d’agents en moins l’an dernier.

 - Ce même jour, Les agents de sureté de l’aéroport Aimé Césaire affectés au  contrôle des bagages,  ont commencé une  grève du zèle  pour exiger le retour aux 35 heures et à l’égalité de traitement pour les agents du port et de l’aéroport quant au taux des primes de performance et de panier. Ce mouvement  a engendré des retards de l’enregistrement des bagages et des vols. Le mouvement s’est poursuivit par une opération « mòlòkoy » le vendredi 4 mai 2012. Les employés se disent déterminés et la grève continue.

 - Les employés des Centres Communaux d’Actions Sociales du centre de Fort-de-France et de Trénelle, soutenu par leur syndicat F.O, se sont mis en grève  mercredi 2 mai 2012 pour protester contre les agressions physiques et verbales dont ils font l’objet de la part d’administrés mécontents. Estimant leur vie en danger, les agents réclament des décisions fermes de la Mairie quant à l’aménagement des bureaux et des espaces d’accueils. Suite aux négociations avec la direction, ils ont obtenu un suivi psychologique du personnel et l’embauche d’un agent de sécurité en attendant la réalisation des travaux d’aménagement. Le travail a repris le jeudi 3 mai 2012.

30 avril 2012 10 h 32 min    |    by rfa

FRONT COMMUN CONTRE LES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE DIVISIONS

 Le vendredi 27 avril 2012  a été marqué par une mobilisation générale des personnels de l’éducation. Les syndicats, avec le soutien de parents d’élèves,  avaient organisé des piquets de grève devant les établissements et un défilé dans les rues de la capitale pour protester contre la suppression de 204 postes à la rentrée 2012/2013. Le Rectorat prend prétexte de la chute du nombre d’élèves et de l’existence de titulaires en surnombre pour justifier sa politique de casse du secteur public d’éducation. Les syndicats rappellent que le « surnombre » a été artificiellement créé par l’affectation en Martinique de titulaires Français dans des disciplines non déficitaires.  Dans les faits la politique comptable du recteur se traduit par l’augmentation d’effectifs par classe, par la suppression de filières prisées par les élèves, par l’expatriation arbitraire d’enseignants Martiniquais, par la dégradation des conditions de l’enseignement et par l’aggravation de  l’échec scolaire.

 « ASE PLERE AN NOU LITE : A LA CROISEE DES CHEMINS »

 Samedi 28 Avril, à Rivière Salée, José MUCRET, Robert SAE et Jean ABAUL présentaient à la presse et au public   l’ouvrage  dont ils sont co-auteurs : « Asé pléré An-nou Lité, à la croisée des chemins ». Ce document, qui a un objectif de transmission, revient sur la naissance, le développement et les activités du mouvement. Il rapporte le témoignage de nombreux acteurs historiques. Son ambition est également de contribuer au nécessaire débat théorique en faisant le  bilan du mouvement et en proposant des perspectives.

Le public s’est montré particulièrement intéressé par la découverte d’un pan de notre histoire et par le témoignage des militants pionniers, tel celui de Josette BOMARE, dirigeante de la grève de 1974. Ce fut une matinée  riche en émotion et en convivialité.

 APPEL A MOBILISATION POUR LE MAINTIEN DE LA PRIME DE VIE CHERE

 Lors de la grève de février/mars 2009, les agents non titulaires de la fonction publique territoriale avaient obtenus le versement pour trois ans d’une prime de vie chère. Cet accord étant arrivé à échéance au mois de mars, seules trois communes continuent à la verser : celles de Fort-de-France, du Robert et de Basse-Pointe. Aussi la CGTM-SOEM appelle à une grève  le 4 mai 2012 pour exiger des discussions sur la pérennisation du dispositif.

 LA HAUSSE ENDEMIQUE DU CHOMAGE SE POURSUIT

 Le nombre de demandeurs d’emploi inscrit au Pôle-Emploi à fin mars 2012 s’élève à 49 696, soit une progression de + 3,2 % sur un an. Les plus touchés sont les demandeurs de plus de 50 ans  (+ 9,9 %), les femmes  (+ 4,2 %) et les moins de 25 ans (+ 3 %). Quant aux chômeurs de longue durée, leur nombre bondit de + 7,6 %.

 HOPITAUX : TOUJOURS L’INQUIETUDE

 Le mardi 24 avril, l’intersyndicale de la santé a mobilisé pendant deux heures, devant leur établissement respectif, le personnel des hôpitaux Pierre Zobda Quitman, Mangot Vulcin et Louis DOMERGUE de TRINITE. Il s’agissait de dénoncer la suppression annoncée dans le cadre de la fusion de 1 141 emplois sur trois ans. La Direction  déclare qu’il n’y aura aucun licenciement sec et que l’objectif serait atteint en ne remplaçant pas les départs à la retraite, en affectant à l’ARS une partie du personnel, en organisant la mobilité au sein des services et en reconvertissant du personnel aux fonctions soignantes.

L’intersyndicale souligne que la logique des mesures annoncées conduit à la dégradation des conditions de travail et que les contractuels en  seraient particulièrement victimes.

CREATION DE L’IMSEPP

 

La Région, le Comité Martiniquais de Tourisme, l’Université des Antilles et de la Guyane, l’Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEM) et l’Agence D’Urbanisme et d’Aménagement de la Martinique (ADUAM) ont créé ce mercredi 25 avril 2012 l’Institut Martiniquais de Statistiques et d’Evaluation des Politiques Publiques (IMSEPP). Cet institut à pour objectif d’évaluer les politiques publiques et d’établir des statistiques sur l’économie et la sociologie de la Martinique.

23 avril 2012 8 h 35 min    |    by rfa

 ELECTIONS PRESIDENTIELLES FRANCAISES … EN MARTINIQUE

 La Martinique étant un pays dépendant de la France, sa population était appelée à participer aux élections présidentielles françaises. Malgré l’intense travail d’assimilation forcée mené depuis la « départementalisation » de1946, le taux d’abstention (48 %) vient, comme chaque fois, illustrer les différences de problématiques concernant la France et la Martinique.  (Inscrits : 302.889 ; votants : 158.773 ; Exprimés : 146.270.)

 Nous reprenons le tableau  des résultats publiés par le site « Bondamanjak » qui permet de s’interroger sur la légitimité démocratique de ceux qui, en France, parlent au nom des Martiniquais. 

  Suffrages % par rapportaux exprimés % par rapportaux inscrits
François HOLLANDE 76.034 51,98 25,0
Nicolas SARKOZY 38.443 26,28 12,69
François BAYROU 8.680 5,93 2,87
Jean-Luc MELENCHON 8.600 5,88 2,84
Marine LEPEN 6.960 4,76 2,30
Eva JOLY 2.276 1,56 0,75
Philippe POUTOU 1.712 1,17 0,57
DUPONT-AIGNANT 1.563 1,07 0 ,52
 ARTHAU 1.442 0,99 0,48
Jacques CHEMINADE 560 0, 38 0,18

 DES AGENTS DE SECURITE MENACES DE LICENCIEMENT

 Les syndicats CGTM et CDMT dénoncent la Préfecture pour les lenteurs administratives liées à la nouvelle procédure de délivrance de la carte professionnelle aux agents de sécurité. Ces derniers se retrouvent en difficulté face à leurs employeurs qui les menacent de licenciement. En outre les syndicats accusent certains employeurs de ne s’être pas acquitter de leurs obligations en matière de formation professionnelle auprès d’organismes habilités. Ceux-ci, en guise de rétorsion, refusent de délivrer tout document attestant de la poursuite par les agents de sécurité de la formation requise. Audience est demandée au Préfet pour rechercher des solutions qui ne pénalisent pas les salariés du secteur.

LES SURVEILLANTS DE  PRISON SE MOBILISENT

Les surveillants de la prison de DUCOS, soutenus par leurs syndicats CFTC et FO ? se sont mobilisés pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail liée à la surpopulation carcérale. Les violences entre détenus et les agressions contre les gardiens sont en recrudescence depuis cinq mois. Cette violence est amplifiée par le développement du trafic de drogue et d’alcool. Selon les surveillants, la direction ne semble pas s’émouvoir de leur situation et préconise le « laisser faire ». Les syndicats réclament le désengorgement de la prison et la construction d’un nouvel établissement pénitentiaire.

SUSPENSION DE L’IMPORTATION DU POISSON BLANC

 Le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM) et les importateurs de poisson se sont entendus pour prendre une mesure de suspension de l’importation du poisson blanc pour trois mois. Cette décision vise à favoriser la production locale. Parallèlement, un observatoire sera mis en place pour veiller à la bonne application de cette mesure. Certains distributeurs ont, toutefois, manifesté leurs inquiétudes quant à la capacité des marins pêcheurs à satisfaire la demande.

 

16 avril 2012 9 h 40 min    |    by rfa

SIGNATURE DE LA CHARTE DE FOS MATINIK

 Mercredi 11 avril 2012 se réunissait à la Maison des Syndicats de Fort-de-France, une quarantaine de Personnalités et de Militants du monde associatif en vue de signer la charte de FOS MATINIK (Forum Solidarité Martinique). Le Maire de Fonds Saint-Denis, un représentant des municipalités de Fort-de-France et du Robert étaient également présents. La rencontre a débuté avec la présentation par les représentants des associations de leur organisation respective, des objectifs poursuivis et, surtout, des raisons motivant leur participation au Forum Solidarité Martinique. Cette idée de forum est née à la suite de plusieurs drames qui avaient secoué la ville du Robert et qui avaient particulièrement ému la population  des quartiers touchés. Celle-ci avait alors interpelé les membres de l’Association « Le Robert Autrement » pour leur demander de reprendre des actions qui, par le passé, créaient du lien social. Plusieurs associations caritatives, religieuses et autres intervenant dans plusieurs communes, se sont alors constituées en collectif et ont travaillé de concert depuis 2010, menant sur le terrain des actions pour contribuer à pacifier la société. Dans le même temps, ces associations ont élaboré cette charte qu’elles présentaient ce mercredi signant ainsi l’acte constitutif de « FOS MATINIK ».

Les intervenants successifs ont expliqué que le Forum entendait travailler à la construction d’une Martinique non violente grâce à des actions coordonnées dans les domaines de :

 - l’éducation et de la culture,

- l’émancipation par l’activité économique,

- la prévention des toxicomanies, des comportements à risques et de leurs conséquences,

- la prévention des risques majeurs,

- l’impulsion de la responsabilisation citoyenne et de la démocratie directe.

Selon FOS MATINIK ces objectifs seront atteints par l’évaluation des situations pour définir des stratégies permettant de porter des réponses  aux niveaux collectif et individuel, par la mutualisation des moyens et des actions des différents partenaires,  par la réflexion relative aux problèmes de communication entre les acteurs sociaux et les publics concernés et, enfin, par la constitution d’une force de proposition face aux décideurs politiques ou socio-économiques. Pour finir FOS MATINIK, prônant la primauté de la prévention sur la répression et sur les soins à postériori, appelle nos compatriotes à changer les mentalités.

 LES SYNDICATS DENONCENT UNE PSYCHIATRIE DE L’ENFERMEMENT

 Les syndicats du secteur psychiatrie de l’hôpital de COLSON sont montés au créneau. Ils dénoncent la méthode utilisée par l’Agence Régionale de Santé  pour mettre en place le Schéma Régional d’Organisation de la Santé. L’UGTM, la CSTM, la CDMT et la CGTM reprochent à l’A.R.S d’avoir mis en ligne sur son site un Schéma d’Organisation de la Santé sans avoir consulté aucun technicien, ni eux-mêmes, les premiers intéressés. Face à cette levée de bouclier l’A.R.S, déclare que son but était de recueillir les observations de la population. Les syndicats estiment, pour leur part, qu’il s’agit d’une preuve de mépris et d’une tentative de les écarter de la réflexion. Ils menacent de déclencher  un mouvement de grève. 

 APPEL A LA VIGILANCE DE GARCIN MALSA POUR SAUVER LA SOCOPMA 

Le Maire et Conseiller Général de la ville de Sainte-Anne, dans une tribune libre, appelle à la vigilance de tous devant le risque de disparition de la SOCOPMA. Soulignant l’importance de cet outil pour l’agriculture martiniquaise, la régularité de sa production, la qualité de ses livraisons, son expertise dans la transformation des produits, Garcin MALSA signale que la situation ne résulte pas des seuls aléas climatiques des années précédentes mais surtout  de la mauvaise gestion des dirigeants actuels et des dysfonctionnements générés  qui pénalisent les petits producteurs. Rappelant l’exemple des SICA dans le secteur de la banane qui étaient florissantes et qui ont disparus au profit d’un monopole bananier, il dénonce la collusion des dirigeants avec ceux qui sont à la tête de ce monopole et de la grande distribution. Aussi Garcin MALSA en appelle à la vigilance de tous y compris des consommateurs, pour sauvegarder la SOCOPMA et ses filiales et préserver ainsi son savoir faire  et l’activité des petits producteurs.

 FOIRE AGRICOLE ET ARTISANALE DE RIVIERE PILOTE

 La 20ème édition de la foire agricole et artisanale de Rivière-Pilote qui s’est tenue ce week-end a connu le succès habituel. De nombreux stands de produits issus de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’artisanat ont été proposés à plus de 40 000 visiteurs. Le pays invité cette année, c’était le Guyana et le thème retenu « lagrikilti sé divini péyi nou » (l’agriculture est l’avenir de notre pays). La noix de coco et la papaye ont été mises à l’honneur.

Outre les animations musicales et les défilés, plusieurs causeries-débats ont été organisées autour des thèmes tels que « l’épandage aérien » et « l’agriculture bio ».  Cette manifestation a été entièrement  prise en charge par la municipalité qui affiche ainsi sa volonté d’encourager  la production autocentrée et la marche vers l’autosuffisance alimentaire.

13 avril 2012 8 h 13 min    |    by rfa

LA SOCOPMA DOIT SURVIVRE

 C’EST UNE EXIGENCE DE SAUVEGARDE

  Depuis 30 ans la SOCOPMA qui relève d’une volonté des petits producteurs a marqué le paysage agricole martiniquais tant au niveau de la production que de la commercialisation. Elle s’est faite une réputation pour sa régularité des produits fournis et son expertise pour la  qualité de la distribution aux cantines après des méthodes de transformations reconnues. Jusqu’à 2005 où cette structure  a commencé à connaître sérieusement des difficultés aggravées en 2003, 2004, 2005 à la suite des aléas climatiques sévères, la SOCOPMA mettait en liaison 250 adhérents, employait 70 personnes, travaillait avec 300 clients et faisait un chiffre d’affaires d’environ 9 millions d’euros. 

Depuis quelques mois la structure est en difficulté du fait notamment de dysfonctionnement et de mauvaise gestion  qui pénalisèrent en amont les petits producteurs qui dans un contexte de crise avérée se sentent complètement déboussolées. Alors que, leur connaissance du sol et leur savoir faire dans la production des fruits et légumes pays, leur relation de solidarité déployés pendant des années sont des acquis indispensables aux formes de résistance et de sécurité alimentaire. Ce sont ces valeurs et ces emplois que le Conseil Régional a reconnus quand il a voté une aide de 500 000 euros à la structure en redressement actuellement pour éviter qu’elle ne tombe en faillite. Quant au Conseil Général, il y a toujours pris sa part d’aide et d’encouragement en refusant de réclamer à la SOCOPMA le montant de 25 000,00 euros par an de  loyer pour un local dont la collectivité est propriétaire.

 Il est bon de rappeler ces éléments dans un pays où très souvent on a tendance à culpabiliser les élus dès lors que  des difficultés apparaissent dans une entreprise. Quel élu pourrait se rétracter pour faire redémarrer la SOCOPMA si par ailleurs ceux qui y travaillent et qui l’administrent sont déterminés à lui donner sa mission et sa portée originelles ! 

Car il me paraît, dans cette affaire, qu’il y a des suppôts complices qui jouent à l’intérieur de la structure un jeu pour le compte des mêmes agoulous granfals  qui viseraient  à la phagocyter et la placer dans le sillage de ceux qui ont le monopole de la banane et de la grande distribution.   

Ainsi la SOCOPMA perdrait sa vocation première et fondamentale qui est de solidariser les petits producteurs dans une dynamique sociale durable et rentable.

 C’est pourquoi j’en appelle à la vigilance de tous, élus, administrateurs, cadres, travailleurs de la SOCOPMA en premier lieu et à tous les consommateurs martiniquais pour que la SOCOPMA retrouve ses lettres de noblesse.

C’est possible si, à l’intérieur de la SOCOPMA les uns et les autres (cadres, adhérents, administrateurs…) arrivent à retrouver la sérénité, la détermination pour proposer un véritable projet durable dans la ligne des missions originelles de la structure et dans la perspective de sauvegarder les emplois et l’expertise  acquise au cours de tant d’années.

 C’est possible si les petits producteurs de fruits et légumes se rappellent que leurs ainés qui avaient institué des SICA bananes florissantes et solidaires ont vu leur disparition à partir du moment où ils ont cru dans la soi-disant expérience entrepreneuriale et commerciale des agoulous granfals qui aujourd’hui font la loi sur la production bananière.

 C’est nécessaire à un moment où les collectivités sentent la nécessité de porter la réflexion et l’action sur  la consommation prioritaire des produits locaux,  de sorte à  améliorer la santé des populations et créer des emplois.

 La SOCOPMA et ses filiales doivent survivre c’est une exigence de sauvegarde.

  

Garcin MALSA,

Maire de Sainte-Anne

Conseiller général de la Martinique

Caraïbe, Amérique

 

9 avril 2012 9 h 26 min    |    by rfa

LE SABOTAGE DE L’ENSEIGNEMENT CONTINUE

 Les chefs d’établissement ont dénoncé cette semaine leur convocation cavalière par le Recteur par e-mail, la veille au soir, à une réunion à laquelle il leur annonçait la suppression de 46 classes. Les Enseignants de plusieurs établissements dont le lycée JOSEPH GAILLARD se sont mobilisés pour faire échec aux suppressions de postes et de classes. Rappelant qu’en 2011, le Rectorat avait déjà supprimé dix postes, ils ont déclaré qu’il était  hors de question pour eux d’accepter que l’on supprime  neuf postes et une classe de plus à la nouvelle rentrée. Selon les Enseignants, outre la désorganisation du  fonctionnement des établissements, ces fermetures ont pour résultat de chasser des élèves du système scolaire. Suite aux différentes mobilisations, le Rectorat a reculé et n’envisage plus de ne supprimer que 12 classes au lieu des 46 prévues. Les syndicats n’ont pas dit leur dernier mot.

 LE RECTEUR RETIRE SA PLAINTE POUR DIFFAMATION

 Il y a quelques mois, les médias martiniquais avaient rapporté des propos racistes et méprisants tenus à Saint-Domingue par le Recteur français de l’Académie de Martinique. Dans un premier temps, celui-ci avait nié les avoir tenus, ensuite, il avait déclaré qu’ils avaient été déformés et ôtés de leur contexte, avant de porter plainte pour diffamation. ne pas les avoir tenus pour ensuite déclaré qu’ils avaient été déformés et enlevés de leur contexte.  ».  Ceux qui, les premiers avaient rapporté les propos avaient maintenu leurs affirmations et déclaraient attendre de pied ferme le procès. Cette semaine, le Recteur a annoncé qu’il retirait sa plainte pour « apaiser les choses ». 

 EDF : DES COUPURES A REPETITION

 Depuis la fin de la semaine dernière EDF connaît des pannes qui perturbent l’alimentation électrique. Plusieurs coupures intempestives ont été opérées plongeant la Martinique dans le noir. EDF explique que celles-ci seraient dues à plusieurs défaillances constatées sur le matériel, « certains moteurs vieillissent anormalement vite ». On se souvient que lors de la dernière grève des employés d’EDF, les syndicats avaient pointé du doigt ces difficultés. Ils avaient  été accusés de « prendre la population en otage », de mettre en danger des malades et un groupe de casseur de grève était venu les  harceler sur leur lieu de travail. Ceux qui montaient, alors, au créneau n’ont fait aucun commentaire sur la situation actuelle.

 14 ème EDITION DU « DANMYE SANMDI GLORYA » du LAMENTIN

 L’engouement du public ne s’est pas démenti pour les « danmyé sanmdi gloria » du Lamentin dont c’était la quatorzième édition et dont l’objectif est la mise en valeur du patrimoine des « arts patrimoniaux de la Martinique ». A cette occasion, le maître danmyé Yéyé ORANGER a été honoré.  Il s’agit de maintenir et développer la tradition du « Danmyé », danse de combat profondément ancrée dans nos traditions culturelles, mais aussi d’en faire un vecteur de rapprochement entre les peuples. Chaque année, des invités viennent partager en la matière. Cette fois, c’était la rencontre entre la Martinique et la Chine. Le public a pu découvrir le « SHOU BO » à travers une conférence et des démonstrations. Dans  les éditions précédentes,  on avait pu apprécier la « Capoeira Malé » du Brésil, le « Jé Baton et Sabre » d’Haïti, le « Palo Monté » de Cuba, les « danses guerrières » de la Nouvelle Calédonie, le « Kaïdja » du Bénin, le « Asuwa Amérindien » des amérindiens de Guyane et du Surinam, le « Kalaripayat » du Nord de l’Inde et le « Moring » de la Réunion, le « Bènadin » et le « Mayolè »  de la Guadeloupe, ainsi que le « koumanti » de l’ethnie Boni des « Bushiningé » de Guyane.

2 avril 2012 11 h 58 min    |    by rfa

LA SYNDICALISTE  GHISLAINE JOACHIM-ARNAUD  FACE A LA JUSTICE FRANCAISE

La secrétaire générale de la CGTM, Ghislaine Joachim-Arnaud, avait été condamnée par la justice française pour «provocation à la discrimination raciale » le 2 mars 2011. Le prétexte : elle avait  inscrit sur le livre d’or d’ATV, la phrase chantée par des dizaines de milliers de martiniquais pendant la grève de 2009 « an bann bétjé volè…etc ». Joachim Arnaud avait fait appel de la décision et la nouvelle audience s’est tenue ce jeudi 29 mars 2012. Le comité de soutien à la syndicaliste était mobilisé pour l’occasion. Une délégation de Guadeloupe, dont Elie DOMOTA du LKP,  était venue manifester sa solidarité. La décision de la cour sera rendue le 3 mai 2012.

FIN DE LA GREVE DANS LES STATIONS SERVICES

Après 15 jours de grève les gérants des stations service et le syndicat UGTM Station Service ont signé un protocole d’accord ce vendredi 30 mars 2012. Cet accord prévoit une indemnité compensatrice variant de 31 à 40,90 euros permettant de rémunérer les salariés au dessus du SMIC et l’arrêt des poursuites disciplinaires et judiciaires. La CGTM Produits Pétroliers estimant les propositions des gérants insuffisantes a quitté la table des négociations mais a annoncé néanmoins qu’elle suspendait la grève. Les parties ont prévu de se rencontrer dans six mois pour réévaluer la situation.

MOBILISATION GENERALE POUR L’HOPITAL

A l’appel des syndicats de la santé, le personnel de tous les hôpitaux de Martinique s’est mobilisé ce mardi 27 mars 2012 entre 13 et 14 heures pour réclamer de meilleures conditions de travail ainsi que des moyens humains et matériels pour garantir la qualité et la sécurité des soins. Il s’agissait également d’attirer l’attention de la population sur la situation financière préoccupante de l’hôpital.

L’AGRICULTURE MARTINIQUAISE EN GRANDE DIFFICULTE

Dans un dossier sur l’agriculture publié le 27 Mars, le quotidien France-Antilles dresse un tableau alarmant de l’agriculture martiniquaise. Il note une diminution substantielle du nombre d’exploitations agricoles : moins 59 % en 10 ans ! Ce sont principalement les petites exploitations qui ont disparu (88%). La surface agricole utile est aussi en forte baisse (moins 7066 ha). Ce phénomène n’est pas sans conséquence sur la production qui elle aussi décline. S’agissant de la production animale, à l’exception des ovins et caprins qui connaissent une augmentation de 8%, elle décroit fortement (moins 35% pour les bovins ; moins 46%  pour les porcins). Cette baisse de la production profite à l’importation qui occupe de plus en plus le marché Martiniquais.

L’ENSABLEMENT DU PORT DE GRAND RIVIERE MENACE L’ACTIVITE PECHE

La digue érigée en 2010 pour protéger le port de pêche de Grand-Rivière et améliorer le quotidien des pêcheurs de la commune crée un ensablement aussi important qu’imprévu, mettant paradoxalement en danger leur activité. Un premier dragage avait été réalisé par le conseil général en 2011 mais la résolution du problème a été de courte durée et le port s’est ré-ensablé ce qui a suscité le mécontentement des marins pêcheurs qui, empêchés de sortir en mer, voient leur activité péricliter. Face à la mobilisation des professionnels, la présidente du Conseil Général accompagnée d’experts s’est rendue sur place pour  envisager les solutions à porter à ce  problème.

 NOUVELLE HAUSSE DES PRODUITS PETROLIERS

Les carburants et le gaz connaissent depuis le 1er AVRIL une nouvelle hausse. Le Gas-oil coûte désormais 1,34 euro au lieu de 1,31 soit une augmentation de 2,29 %, l’essence bondit à 1,62 euros au lieu de 1,54 euros soit une évolution de + 5,19 % et le gaz grimpe à 24,88 euros au lieu de 24,59 euros soit + 1,18 %.

MOBILISATION DES PAYS CARIBEENS FACE AUX RISQUES NATURELS MAJEURS

Plusieurs pays de la Caraïbe se sont réunis en Martinique du mardi 27 au jeudi 29 mars 2012 à l’invitation du Conseil Général dans un séminaire de réflexions sur les risques naturels majeurs. Ce séminaire à pour objectif le partage d’ expériences entre les différents pays, la mutualisation la coordination et la mise en réseau des pratiques afin de mieux faire face aux risques naturels majeurs.

JOURNEE D’ETUDE AUTOUR DE SIMON BOLIVAR

L’association « Alternative Production »  a organisé ce jeudi 29 mars  au campus universitaire de Schœlcher une conférence autour de Simon BOLIVAR. Des étudiants, des lycéens et des élèves de plusieurs établissements  ont pu approfondir leur connaissance de ce personnage historique de l’Amérique du Sud et de la Caraïbe. Plusieurs interventions ont porté des éclairages sur l’épopée de Simon BOLIVAR, sur son influence dans les pays faisant partie de l’ALBA. Parallèlement, la bibliothèque Universitaire proposait une exposition de livres sur Simon BOLIVAR.

 

 

26 mars 2012 14 h 41 min    |    by rfa

 GREVE AU LABORATOIRE DE BIOLOGIE DE L’HOPITAL DE TRINITE

 A l’appel de la CGTM Santé le personnel du laboratoire de biologie médicale de l’hôpital Louis DOMERGUE de TRINITE s’est mis en grève ce mardi 20 mars 2012 pour dénoncer le manque de matériel, un effectif insuffisant et le harcèlement moral qu’il subisse. Des conditions de travail qui ont déjà entraîné des arrêts maladie.

MOBILISATION DEVANT LE RECTORAT

 Les syndicats d’enseignants se sont mobilisés le jeudi 22 mars 2012 devant le Rectorat. Ils protestaient contre les suppressions massives de postes, la surcharge des classes et la dégradation des conditions de travail. Selon les syndicats  plus de 500 postes ont été supprimés depuis 2 ans et le rectorat prévoit d’en supprimer 200 de plus à la rentrée prochaine. Le personnel du rectorat et les enseignants du Lycée Professionnel Raymond NERIS du Marin se sont joints à la manifestation pour dénoncer le fait que le Recteur ne les reçoit pas  discuter de leurs revendications qui lui ont été transmises.

STATION SERVICES : LA MOBILISATION CONTINUE

 Le conflit dans les stations service s’est poursuivi cette semaine en dépit des appels à la négociation des syndicats UGTM Stations service et CGTM Produits pétroliers. Deux médiateurs, Michel CORIDON et Léo CABIT, ont finalement été nommés ce mercredi 21 mars 2012 et des négociations ont pu débuter. Face à des négociations qui s’annoncent difficiles et surtout longues. Les autres centrales syndicales ainsi que le K5F ont porté leur soutien en publiant un communiqué dans lequel ils dénoncent « l’attitude des gérants qui renient sans cesse leurs engagements » et condamnent la répression policière. Ils s’élèvent contre la désinformation et la stratégie des gérants visant à monter la population contre les grévistes. Ils appellent la population à ne pas tomber dans ce piège et prévoient par ailleurs de radicaliser le conflit si un accord n’était pas trouvé dans les 48 heures.

 NOUVELLES EXCEPTIONS POUR L’EPANDAGE AERIEN

 Le Ministre Français de l’agriculture a publié début mars une circulaire qui introduit de nouvelles exceptions à l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides. Parmi les sept pesticides figurant dans la circulaire, six sont classés officiellement « dangereux pour l’environnement » et sont toxiques pour la santé humaine mais aussi pour les organismes aquatiques. Pire, le ministère fournit une liste de produits pouvant être intégrés dans les demandes de dérogation avant même que l’ANSES ne se prononce sur leur dangerosité. Décidément pour le gouvernement français la rentabilité des cultures prime sur la santé des être vivants.

19 mars 2012 4 h 27 min    |    by rfa

 LES MOBILISATIONS SE MULTIPLIENT DANS L’EDUCATION

 Au Marin les Enseignants du Lycée Professionnel Raymond NERIS se sont mobilisés pour protester contre les violences répétées et les suppressions de postes.

 Au Robert ce sont les Parents d’élèves de l’école maternelle du Vert-Pré qui ont manifesté ce lundi 12 mars 2012 devant le rectorat pour protester contre le non remplacement d’une institutrice absente pour congé maladie depuis 2 mois. Le Rectorat a promis une remplaçante pour le jour même.

 Par ailleurs une trentaine d’Enseignants non titulaires de l’éducation nationale qui, installés dans la précarité depuis plusieurs années, ont voulu stabiliser leur  situation en passant le concours pour devenir titulaire de leur poste. Après l’avoir réussi ils se voient menacer d’exil par l’administration Française qui veut les affecter hors de Martinique, ne tenant compte ni de leur ancienneté dans l’académie, ni de leur situation familiale et sociale. Le SNETAA-FO qui les soutient entend déclencher une action unitaire pour faire échouer ce projet.

 Toujours dans l’éducation nationale, la FSU quant-à elle appelle à la mobilisation pour le jeudi 22 mars 2012 devant le rectorat pour protester contre la surcharge des classes et  les suppressions de postes.

 LE SECTEUR DE LA SANTE TOUJOURS DANS LA TOURMENTE

 Le personnel du centre hospitalier Emma VENTURA répondant à l’appel du syndicat F.O., s’est mis en grève ce vendredi 16 mars 2012 et a bloqué les accès au centre pour dénoncer la pénurie de matériels, les dysfonctionnements de l’établissement et le manque d’effectifs. Les  grévistes exigent de la Direction des négociations en vue d’améliorer les conditions de travail et l’accueil des malades.

 S’agissant de l’hôpital Pierre Zobda Quitman, malgré l’accord signé ce samedi 17 mars 2012 par  le Syndicat des Médecins Hospitaliers pour régler les questions de première urgence, les problèmes soulevés par tout le corps médical lors de la mobilisation du 15 février restent entiers. Ne serait-ce que pour cette seule question il aurait fallu 7 millions d’euros d’aide de plus que les 3 millions annoncés. L’Etat ne remplit toujours pas ses obligations vis-à-vis des Hôpitaux publics en Martinique remettant en cause la sécurité et la qualité des soins.

 GREVE DANS LES STATIONS SERVICES

 Pour mémoire l’intersyndicale UGTM Stations service et CGTM Produits pétroliers avait négocié avec la chambre syndicale des gérants des stations service, une grille de classification adaptée qui tient compte des métiers exercés en Martinique et qui n’existent pas en France. La rencontre prévue le vendredi 17 février 2012 pour négocier la grille des rémunérations correspondantes n’a pas eu lieu. Aussi l’intersyndicale a-t-elle déclenché un mouvement grève ce vendredi 16 mars 2012 pour réclamer le respect des engagements pris en 2009 sur les salaires et exiger le retour des gérants à la table des négociations. Depuis l’annonce de cette mobilisation des queues d’automobilistes se sont formées autour des stations encore ouvertes. En attendant la grève a été reconduite.

 EPANDAGE AERIEN : LE DEBAT CONTINUE

L’Association Médicale Pour la Sauvegarde de la Santé et de l’Environnement (AMSES-Martinique) a rendu publique une lettre adressée par elle le 12 Mars 2012  au Préfet, M. Laurent PREVOST, représentant du Gouvernement Français en Martinique. Vue la gravité du sujet, nous vous la proposons dans son intégralité. 

                                                                      Monsieur le Préfet,

             Il y a seulement quelques semaines , en France, en Europe, aux Etats-Unis, on a brandi le principe de précaution, pour inciter toutes les femmes qui avaient  bénéficié d’une prothèse mammaire PIP à les faire retirer, le risque si minime soit il de cancer mammaire n’étant pas nul, « même s’il n’était pas  prouvé. »

             Vous comprendrez, Monsieur le Préfet, notre stupéfaction en constatant que ce même principe de précaution, n’ait pas prévalu en réponse à notre demande d’arrêt du produit BANOLE dans l’épandage aérien, produit cette fois, connu, depuis les années 2000 pour sa cancérogénicité avérée.

Faut il croire,  que le risque infime, généré par la concentration d’impureté à base d’hydrocarbure aromatique,  de l’ordre du milliardième, hydrocarbure  dont la toxicité n’a jamais été remise en cause, pourrait être supporté par les  français vivant en Martinique ? Cette opinion pour le moins étrange semble partagée par le Directeur de l’Agence Régionale de SANTE, cosignataire de votre courrier.

Alors donc  que sur l’ensemble du territoire français  la Santé des hommes a prévalu sur l’économie, ici en Martinique, sur une partie de ce même territoire français,  la banane, ou du moins la filière banane, semble plus importante à vos yeux et à ceux des responsables de notre santé que l’être humain.

 Nous en prenons acte et le signifierons comme il se doit  à la population martiniquaise.

  Pour ce qui est de l’argumentation développée dans votre courrier il y a de nombreux éléments avec lesquels nous sommes en désaccord profond avec vous et avec le Directeur de l’Agence Régionale de la Santé.

            1/  Vous nous dites que nous nous basons « sur des propos tenus par l’un des participants à une réunion de la Région. » A cette réunion siégeaient trois médecins qui chacun à un titre divers avait déjà  souligné la dangerosité des produits, avant même l’arrivée en réunion de ce chef de service  qualifié de la CGSS .Tous les médecins connaissent  en effet la toxicité des  dérivés du pétrole pour les cellules sanguines. toxicité des polluants organiques persistants  tels les hydrocarbures aromatiques  polycycliques  contenus dans le BANOLE .Les fortes doses entrainent une toxicité aigue  avec possibilité de mort  ce qui est bien indiqué dans la fiche technique du produit , et les faibles doses  entrainent des mutations épi- génétiques  première étape de la cancérogénèse. L’ingénieur sanitaire de la CGSS  présente, n’a fait que conforter notre sentiment en y apportant des références, que d’ailleurs nous avons retrouvées sur le site du Parlement Européen .Nous sommes d’ailleurs  totalement solidaires de cette responsable de la prévention au Travail dont la conscience professionnelle exemplaire l’incite à rechercher  la protection maximale des ouvriers et des ouvrières agricoles.

  2/ Vous nous dites que le numéro CAS  correspond à « un ensemble générique d’huiles de paraffine auquel appartient le BANOLE. »Nous n’avons retrouvé cette notion d’immatriculation d’ensemble nulle part.  Bien au contraire, toute notre documentation fait état d’un numéro CAS ou CE ou EINECS affecté à une substance chimique bien ciblée,  dont les noms de fabrication peuvent changer en fonction des producteurs. « Le CAS assigne ces numéros à chaque produit. »  Wikipédia, « Vu que les produits chimiques ont souvent différents noms presque toutes les bases de données de molécules actuelles permettent une recherche par numéro CAS. »

 Selon la réglementation européenne du 18 décembre 2006. : « Tout produit chimique même dilué même sans impureté  doit être classé. » 

Le règlement du Parlement européen de 2008 classe également ce produit dans la liste I b de l’annexe II des produits cancérigènes avérés. 

            3/ La lecture attentive de la liste des produits connus comme cancérigènes éditée par  de l’Institut National de la Recherche Scientifique, montre plusieurs huiles de paraffine dotées chacune d’un numéro d’immatriculation différent. Le BANOLE  lui-même n’avait pas le même numéro en 2004 quand il était un distillat lourd de pétrole,( CAS  64741-76-0 )  qu’en 2011 où il est devenu un distillat moyen (CAS 64742-46-7 ) , hydrocraquage de pétrole. Ce numéro comme le numéro CE  sert bien selon nous, à identifier une substance précise et non un groupe générique.

   4/ Vous nous dites  que « la présence potentielle d’impureté toxique de ce type d’huile  justifie le classement cancérigène de type 1b  ».Nous parcourons la documentation technique du produit et nous constatons qu’à la rubrique IMPURETE rien n’est écrit.

            5/ Le raffinage spécifique du BANOLE  garantit des teneurs infinitésimales en impuretés toxiques. Ce sont justement ces teneurs infinitésimales qui en font toute la gravité ; car ce sont ces petites doses répétitives de polluants organiques persistants, tels les hydrocarbures aromatiques polycycliques, qui agissent chez l’embryon et l’enfant en bas âge  comme perturbateur endocrinien et comme agent cancérigène .Il y a des ouvrières agricoles dans les plantations de bananes qui peuvent bien être enceintes au moment de l’épandage .

   6/ Le BANOLE est dites vous « non classé aujourd’hui dans la catégorie cancérigène malgré son référencement CAS. »Il n’y a pas que le site européen E S I S  qui le classe dans la catégorie I b cancérigène avéré, les Commissions européennes du 18 décembre 2006 et de 2008 le confirment dans leurs annexes.

Ce produit issu du gazole est donc bien connu pour ses effets toxiques cancérigènes 

Quoi qu’il en soit, le doute et les incertitudes éventuelles  sur le produit, doivent selon nous, profiter à l’être humain et pas à l’agriculture. Ceci d’autant plus que la population martiniquaise  paie déjà un lourd tribut à tous ces produits chimiques  dits phytosanitaires qui polluent  ses sols depuis 40 ans, ce que n’ignore pas le Directeur de l’Agence Régionale de Santé. 

            L’incidence standardisée du cancer de la prostate qui  ne cesse d’augmenter nous met en première place sur la scène mondiale avec 170 cas pour 100.000 habitants en 2008 contre 127 cas en 2000. En Martinique aujourd‘hui on enregistre pas moins de  500 cas de cancers de la prostate par an dont 125 décès .Le pourcentage de diabète de type II , d’obésité , d’hypertension artérielle ,de toutes ces maladies environnementales est  deux fois supérieur en Martinique  qu’en Métropole  Nous sommes déjà aujourd’hui dans une situation de catastrophe sanitaire .Vous y ajoutez un produit supplémentaire qui se retrouvera dans notre eau de boisson, nos fruits et légumes,  nos poumons .    Nous pensons pour notre part qu’il est temps d’arrêter de mettre en jeu la santé actuelle et à venir des populations.

         7/ En conclusion, dites vous « il n’est pas envisagé d’interdire le produit ». Sachez, Monsieur le Préfet,  que nous nous désolidarisons totalement de votre décision et que nous renouvelons solennellement notre appel à la prudence, en sollicitant l’arrêt des produits d’épandage.

         La population martiniquaise  est témoin que le corps médical, conformément au  Serment d’Hippocrate et au Code de Déontologie,  a alerté les Autorités et tout particulièrement les responsables de leur santé. Libres à eux  de tenir compte ou non des informations fournies.

                                 Veuillez agréer nos salutations les meilleures.

              La Présidente de l’AMSES :    Dr Josiane JOSPELAGE