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Archive for the ‘Citations’ Category

16 mars 2012 3 h 34 min    |    by rfa

« Aussi longtemps que les lions n’auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur. »
PROVERBE AFRICAIN

29 janvier 2012 14 h 44 min    |    by rfa

(Les indications de page sont valables pour l’édition « Petite Collection Maspéro)

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« Et d’abord l’individualisme. L’intellectuel colonisé avait appris de ses maîtres que l’individu doit s’affirmer. La bourgeoisie colonialiste avait enfoncé à coups de pilon dans l’esprit du colonisé l’idée d’une société d’individus où chacun s’enferme dans sa subjectivité, où la richesse est celle de la pensée. Or le colonisé qui aura la chance de s’enfouir dans le peuple pendant la lutte de libération va découvrir la fausseté de cette théorie…. » (P. 14)

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« L’intellectuel colonisé, au début de sa cohabitation avec le peuple, privilégie le détail et en arrive à oublier la défaite du colonialisme, l’objet même de la lutte. Emporté dans le mouvement multiforme de la lutte, il a tendance à se fixer sur des taches locales, poursuivies avec ardeur mais presque toujours trop solennisées. Il ne voit pas tout le temps le tout. Il introduit la notion de disciplines, de spécialités, de domaines, dans cette terrible machine à mélanger et à concasser qu’est une révolution populaire. Engagé sur des points précis du front, il lui arrive de perdre de vue l’unité du mouvement et, en cas d’échec local, de se laisser aller au doute, voire au désespoir… » (P.16)

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« Sur le plan de la tactique politique et de l’histoire, un problème théorique d’une importance capitale est posé à l’époque contemporaine par la libération des colonies ; quand peut-on dire que la situation est mûre pour un mouvement de libération nationale ? Quelle doit en être l’avant-garde ? Parce que les décolonisations ont revêtu des formes multiples, la raison hésite et s’interdit de dire ce qui est une vraie décolonisation et ce qui est une fausse décolonisation. Nous verrons que, pour l’homme engagé, il y a urgence à décider des moyens, de la tactique, c’est-à-dire de la conduite et de l’organisation. Hors cela, il n’y a que volontarisme aveugle avec les aléas terriblement réactionnaires qu’il comporte.
Quelles sont les forces qui, dans la période coloniale, proposent à la violence du colonisé de nouvelles voies, de nouveaux pôles d’investissement ? Ce sont d’abord les partis politiques et les élites intellectuelles et commerciales. Or ce qui caractérise certaines formations politiques nationalistes dans la période coloniale est une activité de type électoraliste, c’est une suite de dissertations philosophico-politiques sur le thème du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, du droit des hommes à la dignité et au pain, l’affirmation ininterrompue du principe « un homme, une voix ». Les partis politiques nationalistes n’insistent jamais sur la nécessité de l’épreuve de force, parce que leur objectif n’est pas précisément le renversement du système. Pacifistes, légalistes, en fait partisan de l’ordre… nouveau, ces formations politiques posent crûment à la bourgeoisie colonialiste la question qui leur est essentielle : « Donnez-nous plus de pouvoir. »… (P.23)

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« Dans leurs discours, les dirigeants politiques « nomment » la nation. Les revendications du colonisé reçoivent ainsi une forme. Il n’y a pas de contenu, il n’y a pas de programme politique et social. Il y a une forme vague mais néanmoins nationale, un cadre, ce que nous appelons l’exigence minimum. » (P.31)

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« Dans toute organisation politique ou syndicale il existe classiquement un fossé entre les masses qui exigent l’amélioration immédiate et totale de leur situation et les cadres qui, mesurant les difficultés susceptibles d’être créées par le patronat, limitent et restreignent leurs revendications. C’est pourquoi on constate souvent un mécontentement tenace des masses vis-à-vis des cadres. Après chaque journée de revendication, alors que les cadres célèbrent la victoire, les masses ont bel et bien l’impression d’avoir été trahies. C’est la multiplication des manifestations revendicatives, la multiplication des conflits syndicaux qui provoqueront la politisation de ces masses. Un syndicaliste politisé étant celui qui sait qu’un conflit local n’est pas une explication décisive entre lui et le patronat. Les intellectuels colonisés qui ont étudié dans leurs métropoles respectives le fonctionnement des partis politiques mettent en place de semblables formations afin de mobiliser les masses et de faire pression sur l’administration coloniale. La naissance des partis nationalistes dans les pays colonisés est contemporaine de la constitution d’une élite intellectuelle et commerçante. Les élites vont attacher une importance fondamentale à l’organisation en tant que telle et le fétichisme de l’organisation prendra souvent le pas sur l’étude rationnelle de la société coloniale. » (P.63)

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« Dans un pays sous-développé, le parti doit être organisé de telle sorte qu’il ne se contente pas d’avoir des contacts avec les masses. Le parti doit être l’expression directe des masses. Le parti n’est pas une administration chargée de transmettre les ordres du gouvernement. Il est le porte-parole énergique et le défenseur incorruptible des masses. Pour parvenir à cette conception du parti, il faut avant toute chose se débarrasser de l’idée très occidentale, très bourgeoise donc très méprisante que les masses sont incapables de se diriger. » (P.125)

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« Le combat collectif suppose une responsabilité collective à la base et une responsabilité collégiale au sommet. Oui, il faut compromettre tout le monde dans le combat pour le salut commun. Il n’y a pas de mains pures, il n’y a pas d’innocents, pas de spectateurs. Nous sommes tous en train de nous salir les mains dans les marais de notre sol et le vide effroyable de nos cerveaux. Tout spectateur est un lâche ou un traitre. » (P.134)

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« On sait aujourd’hui que dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l’économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d’un sous-développement grave qui nécessité un effort économique et social important.
Et de fait, il arrive que certaines mesures spectaculaires, des chantiers de chômages ouverts ça et là, retardent de quelques années la cristallisation de la conscience nationale. Mais tôt ou tard, le colonialisme s’aperçoit qu’il ne lui est pas possible de réaliser un projet de réformes économico-sociales qui satisfasse les aspirations des masses colonisées. Même sur le plan du ventre, le colonialisme fait la preuve de son impuissance congénitale. » (P.142)

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« L’intellectuel colonisé cependant tôt ou tard se rendra compte qu’on ne prouve pas sa nation à partir de sa culture mais qu’on la manifeste dans le combat que mène le peuple contre les forces d’occupation. Aucun colonialisme ne tire sa légitimité de l’inexistence culturelle des territoires qu’il domine. On ne fera jamais honte au colonialisme en déployant devant son regard des trésors culturels méconnus. L’intellectuel colonisé dans le moment même où il s’inquiète de faire œuvre culturelle ne se rend pas compte qu’il utilise des techniques et une langue empruntées à l’occupant. Il se contente de revêtir ces instruments d’un cachet qui se veut national mais qui rappelle étrangement l’exotisme. L’intellectuel colonisé qui revient à son peuple à travers les œuvres culturelles se comporte en fait comme un étranger. Quelques fois il n’hésitera pas à utiliser les dialectes pour manifester sa volonté d’être le plus près possible du peuple mais les idées qu’il exprime, les préoccupations qui l’habitent sont sans commune mesure avec la situation concrète que connaissent les hommes et les femmes de son pays. La culture vers laquelle se penche l’intellectuel n’est très souvent qu’un stock de particularismes. Voulant coller au peuple, il colle au revêtement visible. Or ce revêtement n’est qu’un reflet d’une vie souterraine, dense, en perpétuel renouvellement. » (P.154)

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« La responsabilité de l’homme de culture colonisé n’est pas une responsabilité en face de la culture nationale mais une responsabilité globale à l’égard de la nation globale, dont la culture n’est, somme toute, qu’un aspect. L’homme de culture colonisé ne doit pas se préoccuper de choisir le niveau de son combat, le secteur où il décide de livrer le combat national. Se battre pour la culture nationale, c’est d’abord se battre pour la libération de la nation, matrice matérielle à partir de laquelle la culture devient possible. Il n’y a pas un combat culturel qui se développerait latéralement au combat populaire. (…) Il ne faut donc pas se contenter de plonger dans le passé du peuple pour y trouver des éléments de cohérence vis-à-vis des entreprises falsificatrices et péjoratives du colonialisme. Il faut travailler, lutter à la même cadence que le peuple afin de préciser l’avenir, préparer le terrain où déjà se dressent des pousses vigoureuses. » (P.162)

18 octobre 2011 11 h 43 min    |    by rfa

« Avant que nous renoncions à notre volonté de rendre la patrie libre et prospère, la mer du sud s’unira à celle du nord et un serpent naitra d’un œuf d’aigle. »

4 septembre 2011 5 h 52 min    |    by rfa

« Arrêtez de tendre la main. Ayons une vision, une stratégie, prenons des résolutions combattons la corruption dans nos systèmes  coordonnez vos partenaires dans le sens de votre vision. Ceux qui ne veulent pas, refusez leur argent . Nous ne sommes pas pauvres.

Nous sommes riches et exploitons nos richesses. »

Dr. Agnès Binagwaho, ministre de la santé du Rwanda (4/09/2011)

3 septembre 2011 8 h 42 min    |    by rfa

 » Il n’y a pas d’émancipation possible sans la prise de conscience explicite de ce par quoi on est asservi et, plus fondamentalement, sans la conscience même de l’asservissement jusque là étouffée, anesthésiée par les habitudes et le poids des conformismes. »

(Le petit-bourgeois gentilhomme 2003)

8 h 25 min    |    by rfa

 MARTIN LUTHER KING

 

« Ce qui m’effraie ce n’est pas l’oppression des méchants ; c’est l’indifférence des bons. »

« Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui, coopère avec lui. »

« A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. »